LE CANADA EST NÉ AU QUÉBEC EN 1639 GRÂCE À MARIE DE L'INCARNATION, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Publié le par clovis simard

LE CANADA EST NÉ AU QUÉBEC EN 1639 GRÂCE À MARIE DE L'INCARNATION, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)
LE CANADA EST NÉ AU QUÉBEC EN 1639 GRÂCE À MARIE DE L'INCARNATION, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Marie de L'Incarnation

Bientôt, le Seigneur confirmera son intuition : Je veux que tu ailles au Canada construire une maison à Jésus et à Marie. En 1639, le chemin qui la conduira en un pays autant pitoyable qu'effroyable ressemblera étrangement au dur sentier parcouru dans son rêve.

Premier appel

D'abord à sept ans, dans son sommeil, l'enfant voit le ciel s'ouvrir et Jésus venir vers elle et l'embrasser. Veux-tu être à moi? Oui! Une question et une réponse qui tracent, dès l'enfance de Marie, une trajectoire dans laquelle elle marchera sans jamais revenir sur sa parole. Chez la fillette, ce rêve stimule le goût du bien, le désir d'union à Dieu et l'ouverture aux autres.

Épouse et mère

À l'âge d'environ quatorze ans, Marie Guyart confie à sa mère son désir d'entrer au couvent, mais sa famille la croit trop joyeuse pour ce genre de vie. Alors, selon la coutume du siècle, ses parents choisissent Claude Martin, un maître ouvrier en soie, comme époux pour leur fille.

Le couple connait la joie de la naissance d'un fils: Claude.

Le décès prématuré de son époux laisse Marie veuve à 19 ans avec un enfant de six mois. Elle hérite alors d'une fabrique en faillite. Douée pour les affaires, elle liquide le commerce familial. Puis, acceptant l'invitation de son père de retourner chez lui, elle se retire à la maison paternelle dans la solitude et la prière. Pendant environ un an, pour gagner sa vie et subvenir aux besoins de son fils, elle s'adonne à des travaux de broderie, art dans lequel elle excelle. Le voeu de chasteté qu'elle prononce alors coupe court aux avances de ceux qui lui proposent un remariage. 

Servante et chef d'entreprise

Par la suite, la jeune femme accepte la demande d'aide de sa soeur et de son beau-frère, Paul Buisson, propriétaire d'un commerce de transport par eau et par terre. Ce dernier, selon les habitudes sociales de l'époque, héberge ses nombreux employés.

Marie s'occupe d'abord des cuisines, des chambres, du soin des blessés et des malades. Son talent pour le négoce est plus tard largement exploité par son beau-frère. Elle raconte: Je passais presque des jours entiers dans une écurie qui servait de magasin, et quelquefois il était minuit que j'étais sur le port à faire charger ou décharger des marchandises. Ma compagnie ordinaire était des crocheteurs, des charretiers, et même cinquante à soixante chevaux dont il fallait que j'eusse le soin.

Dans le va-et-vient de tant d'employés et de clients, en mère responsable, Marie veille à donner une éducation solide à son fils. Pourtant débordée de de tous côtés, son désir de devenir religieuse est de plus en plus ardent. Elle prend le temps de prier et de se rendre chaque jour à la messe paroissiale. Le Seigneur la favorise de profondes expériences spirituelles et un jour, il lui signifie qu'il est l'heure pour elle d'entrer en religion.

Vocation éprouvée

Marie voit alors son amour maternel mis à rude épreuve: doit-elle quitter son fils pour se faire religieuse? Elle consulte afin de faire valider l'authenticité de sa vocation. Les objections sont nombreuses, mais l'appel demeure si fort qu'au delà du coeur et de la raison, elle décide d'entrer chez les Ursulines. De leur côté, sa soeur et son beau-frère, s'engagent à s'occuper de Claude comme de leur propre fils.

Pourtant, après son entrée au couvent, parents et voisins, gagnant facilement Claude à leur idée, tentent de dissuader Marie. Mais ils ne réussissent pas à décourager la novice. Elle est rassurée lorsque les Jésuites proposent d'accueillir Claude à leur collège.

Second appel

Entrée au monastère des Ursulines de Tours en 1631, Marie franchit les étapes de la formation. On lui confie des travaux de broderie pour l'autel ; ensuite, elle s'occupe des jeunes filles pensionnaires. Après ses voeux, elle seconde la responsable de formation des novices.

Dans les jours qui suivent Noël 1634, un second rêve laisse la religieuse songeuse. Sur un chemin montant, étroit et plein d'obstacles, Marie avance en tenant une jeune dame par la main. Elles se retrouvent devant une grande place. Là, un inconnu leur indique de la main la direction à prendre. Dans un vaste pays, plein de brumes et de brouillards, apparaît une petite église, seule lumière dans les ténèbres environnantes. Assise au sommet de l'église, la Vierge tient Jésus dans ses bras. À trois reprises, la divine Mère parle à Jésus, puis embrasse Marie qui lui tend les bras. À son réveil, l'Ursuline croit que les échanges entre la mère et l'enfant portent sur un projet qui la concerne.

Bientôt, le Seigneur confirmera son intuition : Je veux que tu ailles au Canada construire une maison à Jésus et à Marie. En 1639, le chemin qui la conduira en un pays autant pitoyable qu'effroyable ressemblera étrangement au dur sentier parcouru dans son rêve.

À partir de ce moment, sa prière et son zèle font éclater les frontières et la portent à accompagner les missionnaires: Je fais en esprit le tour du monde pour chercher toutes les âmes rachetées du sang très précieux de mon divin Époux.

 

 

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