" Où que tu ailles, vas-y avec ton cœur. " C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Publié le par clovis simard

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Angelo Roncalli, le Bon Pape Jean

11 octobre 2013, à 10:38

Surnommé affectueusement le Bon Pape, Jean Angelo Giuseppe Roncalli est né près de Bergame le 25 novembre 1881. Il fut élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII. Il ne vit pas la fin du concile Vatican II (1962-1965) qu’il avait convoqué car il mourut le 3 juin 1963. Il est béatifié par Jean-Paul II en septembre 2000. Sa fête a lieu le 11 octobre, jour de l’ouverture de Vatican II. Le 27 avril 2014, le pape François le canonise avec Jean Paul 2.

 

Vie de Bergame à Rome

 

Le futur Jean XXIII naît dans une famille de 14 enfants de milieu campagnard modeste. A l’âge de 12 ans, Angelo entre au petit séminaire grâce à l'aide financière de son oncle et de prêtres. Élève assez doué, il suit le cursus ecclésiastique classique. Il est ordonné prêtre dans la basilique Santa Maria in Montesanto le 10 août 1904.

✥ Jean XXIII (au centre) jeune prêtre ✥

Peu après, il est nommé secrétaire de Mgr Radini-Tedeschi, nouvel évêque de Bergame,connu pour son soutien au monde ouvrier. Durant ce temps, il enseigne l'histoire de l'Église au séminaire de Bergame et donne des conférences à des laïcs sur l'histoire de l'Église. En 1915, il est, comme sergent de l'armée royale italienne incorporé dans le service des santés des armées, avant de devenir aumônier militaire dans les hôpitaux. Après la guerre, il revient au séminaire de Bergame comme directeur spirituel. Nommé par Benoît XV (en 1921), il se trouve à la curie romaine, dans la future Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Il profite de cette charge pour visiter diocèses et ordres missionnaires italiens. Il vit à Rome, modestement, avec deux de ses sœurs et se lie d’amitié avec le cardinal Montini, futur Paul VI. 

✥ Jean XXIII et le futur Paul VI ✥

Visiteur apostolique en Bulgarie

 

En 1925,  Pie XI le promeut évêque en Bulgarie en tant que premier visiteur, puis délégué apostolique. Malgré les difficultés dans cette terre orthodoxe, il fait preuve d’une grande ouverture d’esprit. L'hôpital catholique soigne gratuitement les malades de toutes confessions, en particulier lors de l'attentat manqué à la cathédrale orthodoxe contre le roi Boris III. Le roi l'en remercie par une entrevue privée, honneur inhabituel, puisque Roncalli n'avait pas de statut diplomatique. Il se rend aussi au centre du pays en 1928, frappé par un tremblement de terre.

✥ Le roi Boris III de Bulgarie ✥

« Je veux être votre frère, aimable et compréhensif »

 

Sa promotion comme délégué apostolique en Turquie et en Grèce (entre 1935 et 1944) n'est facile non plus.Il a tout de même un rôle diplomatique et œcuménique important. Sur le plan religieux, il indique dans un sermon en 1944, son désir d'un concile œcuménique.

Sur un plan diplomatique, il joue un rôle important et prend des risques personnels pour le sauvetage des réfugiés d'Europe centrale vers la Palestine pendant la guerre, des victimes du nazisme, juifs, surtout mais aussi membres du clergé venus de toute l'Europe et particulièrement de Hongrie et de Bulgarie. Ces gestes pour ceux qu'il nomme les "cousins et compatriotes de Jésus" auraient sauvé de 24 000 à 80 000 Juifs,ce qui justifie pour la fondation internationale Raoul Wallenberg (NDLR : homme d’affaires et diplomate suédois) de demander son inscription comme juste entre les nations. Pie XII choisit Mgr Roncalli comme nonce apostolique. Il entretient de bonnes relations l'épiscopat Français.

✥ le Patriarcat de Venise ✥

En 1953, Mgr Roncali devient patriarche de Venise. Il a 72 ans. C’est en cette même année qu’il est crée cardinal par Pie XII. Il organise un synode diocésain, utilise les transports en commun, les gondoles, multiplie les signes de présence joviale et d'ouverture en direction des paroissiens et des Italiens.

Le conclave de 1958, un pape réformateur

 

Pie XII décède le 9 octobre 1958.De tempérament bonhomme mais habile diplomate, francophile, le patriarche de Venise est élu pape le 28 octobre 1958. Dès le début de son pontificat,il met l’accent sur l’aspect pastoral de sa charge. Ses visites à l’hôpital des enfants (Noël 1958) et en prison (1er janvier 1959) marquent les esprits. Maisce qui changera l’histoire de l’Eglise, c’est la convocation du 2nd concile du Vatican, importante modernisation de l’Église catholique romaine.Cette décision surprend voire inquiète la curie qui redoute des innovations trop marquées. Après un pèlerinage à Assise et Loretto, le pape continue la préparation du concile alors que sa santé se dégrade.

Le 11 octobre 1962, le concile est ouvert. En septembre 1962, un cancer de l’estomac est diagnostiqué. Jean XXIII s’efforce cependant de permettre au concile de continuer son travail. Le 11 mai, il reçoit le prix Balzan (NDLR : prix international dans les domaines des sciences, de la culture et de l'action humanitaire) pour son engagement en faveur de la paix. C’est sa dernière apparition publique.

✥ Vue de l'arrivée des pères concilaires ✥

 

 

Mort, béatification, canonisation

 

Suite aux nombreuses rumeurs sur l’état de santé de Jean XXIII,  Radio Vatican transmet quotidiennement un bulletin de santé du pape. Tenant son rôle jusqu’aux derniers moments, il meurt le 3 juin 1963, le lundi de Pentecôte. Le Bon Pape Jean laisse une image d'humanité et de simplicité dans les comptes rendus des médias de l'époque. Son rôle pour l'ouverture du concile est en général tenu comme majeur.

Depuis sa béatification, il repose depuis lors dans un cercueil de cristal sous l'autel de la chapelle Saint-Jérôme de la basilique Saint-Pierre.

✥ Tombeau de Jean XXIII, dans la basilique Saint-Pierre de Rome ✥

Le 5 juillet 2013, le pape François autorise la congrégation à promulguer le décret permettant la canonisation des bienheureux Jean-Paul II et Jean XXIII. Lors du consistoire convoqué le 30 septembre 2013, le pape François fixe la date de la cérémonie de canonisation de ses deux prédécesseurs au 27 avril 2014, en la solennité de la miséricorde divine.

Jean XXIII et Thérèse

Très dévot de sainte Thérèse depuis le 11 septembre 1930, date de son premier pèlerinage à Lisieux, il revint plusieurs fois pour y présider des cérémonies tandis qu’il était Nonce apostolique à Paris, entre 1944 et 1953. Après son élection comme Pape, sous le nom de Jean XXIII, il aimait parler de la Petite Thérèse, de « sa manière discrète et précieuse de rapprocher les âmes des richesses de Dieu », ainsi que de sa puissante intercession comme Patronne des Missions.

Ste Thérèse a montré, par sa vie et ses écrits, que la sainteté était accessible à tous. Cette idée qu'a Thérèse d'une sainteté discrète, sans grands éclats, s'appuyant sur la confiance en Dieu, est adaptée à tous les baptisés. C'est aussi une anticipation du concile Vatican II. La Constitution dogmatique sur l’Église (Lumen gentium) du concile souligne en effet que tous les chrétiens sont appelés à la sainteté. On peut donc considéré que Thérèse a eu une certaine influence sur les débats du Concile.

« Je ne cesserai jamais de bénir et d’exalter la si petite et si grande sainte qui a toujours été et sera toujours l’étoile protectrice de ma mission en France. C’était à l’autel de la chapelle lui étant dédiée à Ankara, au cœur de la Turquie que je fis mes adieux à l’Orient où je venais de passer 20 ans de ministère apostolique. Chaque jour, je regarde sa statue en marbre en ma chapelle privée à la nonciature (NDLR : à Paris) ; par dessus tout je me tourne vers elle et lui confie mes problèmes et difficultés pour le ministère de réconciliation et de paix, ma mission au service de la Sainte Eglise et de la France. » (Jean XXIII)

" Où que tu ailles, vas-y avec ton cœur. " 

✥ Jean XXIII ✥

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Angelilie 19/03/2017 15:04

Bonjour, j'apprécie beaucoup votre blog. n'hésitez pas à venir visiter le mien. au plaisir