IL FAUT PRIER POUR QU'AU QUÉBEC IL Y AIT PLUS DE PRÊTRES, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Publié le par clovis simard

IL FAUT PRIER POUR QU'AU QUÉBEC IL Y AIT PLUS DE PRÊTRES, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

PRIÈRE EN ÉGLISE JOUR ET NUIT

 

En 1987, la communauté du Désert créa un service ecclésial de prière à domicile. Il existe toujours, avec un nombre de volontaires qui s’est stabilisé à environ 1 000 personnes, dont plusieurs sont à l’extérieur du Québec. Ce sont les Associés du Désert.

Engagé dans ce service particulier, on prie chez soi mais non pas pour soi. C’est pour son Église diocésaine que l’on prie. Plus exactement pour une part de cette Église : les mourants, les malades, les agents et agentes de pastorale, les religieux et les religieuses, les personnes de garde dans les centres hospitaliers, l’évêque, les exclus, les futurs mariés, etc. C’est au choix de chaque volontaire, un choix qui veut varier d’un jour à l’autre.

Dans sa maison, sans la quitter, on prie pour telle ou telle portion de l’Église diocésaine, en se rendant, par l’esprit et le cœur, solidaire de ces frères et sœurs. On prend le temps de partager quelque chose de ce qu’ils sont, grâce au réseau vivant et fiable du corps du Christ, comme si on s’approchait de chaque personne, avec autant de discrétion que d’affection en Jésus.

Quand le contact est fait avec ces diocésains particuliers, quand le courant passe de soi à eux, on prie avec quelques mots de la prière de l’Église, les psaumes. C’est alors une prière faite à plusieurs voix. Car lorsqu’on prie ainsi, avec la prière psalmique au sein de son Église, tous ceux et celles qui ont prié un jour avec ce passage du psautier psalmodient avec soi dans les cieux. Sa maison devient une maison de prière (Lc 19, 46) pour les bienheureux et les bienheureuses dans l’exercice de la communion des saints.

Le psaume, ou même juste quelques mots de celui-ci, peut être celui du Prions en Église de la messe du jour. Il peut être aussi donné dans l’Esprit, alors qu’on ouvre le psautier dans la foi, sans faire de choix personnel. À moins qu’il ne soit celui que notre mémoire, activée par l’Esprit, nous présente en cette heure.

Ce service ecclésial s’appelle « Prière en Église jour et nuit » parce qu’on l’assume ou le jour ou la nuit, selon la décision de chaque fidèle. Le jour, à une heure de son choix ; la nuit, quand on se réveille. Mais la communauté recommande de prier surtout la nuit, en souvenir du Christ à Gethsémani, qui a tant sollicité, mais en vain, la prière de Pierre, de Jacques et de Jean (Mt 26, 36-46).

Quand nous prions en Église, avec les mots du psautier, attentifs et recueillis, nous accomplissons tous et toutes un acte sacerdotal. Nous actualisons chaque fois, en la ravivant, la grâce baptismale par laquelle le Christ a fait de nous des prêtres pour Dieu son Père (Ap 1, 6). Et la maison où nous prions devient, en ce moment sacré, le temple ou la maison de Dieu. Ainsi donc, ce service ne nous amène pas à l’église, mais il amène au contraire l’église à nous, avec son cortège innombrable d’amis venus des cieux. De la sorte, quand nous nous apprêtons à prier en Église, après nous être mis en communion de cœur et d’esprit avec une part de ses fidèles, nous préparons, comme Jésus, le lieu pour la demeure (Jn 14, 2) que des bienheureux et des bienheureuses vont venir habiter.

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