LE PLUS GRAND ET LE PLUS BEAU MYSTÈRE DE L'ÂME RUSSE, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Publié le par clovis simard

LE PLUS GRAND ET LE PLUS BEAU MYSTÈRE DE L'ÂME RUSSE, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Le mystère de «l’âme russe»

Qu’est-ce que « l’âme russe » ? En voilà une question épineuse ! Chacun d’entre vous se souvient probablement des dizaines de fois dans sa vie au cours desquelles le comportement des Russes lui a paru étrange, inadapté, voire même choquant.

Les stéréotypes nationaux soulignent, dans le caractère de différentes populations, un ou deux traits généraux. Par exemple, on considère les Anglais comme réservés, les Allemands comme ponctuels, les Japonais comme travailleurs, les Écossais comme avares, etc.

Mais comment pourrait-on dépeindre les Russes en quelques mots ?

Beaucoup s’étonnent de la générosité et du sentimentalisme des Russes, mais aussi de leur manque de sens des responsabilités et d’esprit pratique. De plus, en Russie, on porte un intérêt manifeste à la littérature. Ainsi, le poète russe Andreï Voznessenki a écrit : « Les États-Unis puisent leur force dans les ordinateurs. La Russie, elle, la tient de ses lecteurs. »

 

Les sociologues cherchent l’origine et l’évolution de ces traits nationaux dans l’histoire des peuples, dans leur mode de vie et dans les premières impressions que reçoivent les enfants. Ce sont en effet les contes, les chansons, les berceuses qui forgent les principaux idéaux moraux.

À la lecture des contes russes, votre attention a probablement été attirée par le héros préféré de ce peuple, Ivan le Bêta. À ses côtés, l’on retrouve toujours des objets extraordinaires et des animaux fantastiques : le tapis volant, les bottes de sept lieues, le petit cheval bossu, le petit poisson d’or, … Avec leur aide, Ivan obtient sans peine tout ce qu’il désire. Serait-ce donc là le souhait de tout Russe ? Pouvoir réaliser ses rêves sans le moindre effort ?

Mais en réalité, Ivan est loin d’être simple d’esprit. Il feint seulement la bêtise puisque, grâce à elle, il peut triompher.

Ce comportement prend racine dans l’histoire de la Russie, tout particulièrement dans l’invasion tatare, dans le servage, dans les souffrances et les malheurs d’un passé relativement récent. Pour survivre dans ces conditions et ne pas perdre courage, il fallait être circonspect et patient. C’est ainsi qu’est né le proverbe « Qui trop se hâte reste en chemin ». C’est de la même manière que s’est façonné le caractère du Russe travailleur, mais sans exagérer, peu pressé, endurant face aux aléas de l’existence, généreux, accueillant, à la fois prudent, téméraire et casse-cou.

Les Russes sont également délicats, subtils, modestes et ne se laissent pas aller à la vantardise. Par exemple, à la question « Comment se passe votre carrière ? », Mikhaïl Barychnikov, le génie du XXe siècle de la danse, répondait : « Je danse un petit peu ». Un autre exemple éloquent est celui de Tchekhov qui, à la suite des louanges de Tolstoï en larmes après la lecture de l’un de ses récits, rougit, se tut, essuya son binocle et finit par dire : « Il y a pourtant des fautes d’impression ».

« Ô Russie, grande et incroyable,

Ni la raison ne peut te cerner,

Ni le mètre te mesurer

Et à la foi seule tu es perméable. »

1866

Fiodor Ivanovitch Tiouttchev, 1803-1873

Fiodor Ivanovitch Tiouttchev était un très grand poète lyrique doublé d’un grand penseur. Sa poésie, imprégnée de philosophie, d’amour et de nature, respire la force et la passion. La description qu’il fait d’ailleurs des paysages russes est remarquable. Dans ses vers, la nature pense, sent et parle. Il s’était d’ailleurs lui-même qualifié de « fils fidèle de la nature ».

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