SCIENCE SANS ÂME EST UNE MALADIE MENTALE=IDOLE, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Publié le par clovis simard

SCIENCE SANS ÂME EST UNE MALADIE MENTALE=IDOLE, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Hubert Reeves, parraine la collection d'ouvrages titrée «Voyage dans le cosmos» 

A cette occasion, il est interviewé par Pierre Barthélémy dans Le Monde du 26 décembre.

Extraits

(avec l'aimable autorisation du journaliste)

La difficulté, dans le fond, c’est de savoir ­gérer cette intelligence fabuleuse qui, aujourd’hui, nous pose tous les problèmes ­environnementaux que nous connaissons. Nous sommes capables de réchauffer la planète, d’acidifier les océans, nous avons une puissance fantastique mais cette puissance pourrait nous éliminer comme elle a failli nous éliminer pendant la guerre froide… C’est comme si la nature nous disait: « je vous ai fait un beau cadeau qui vous a permis de survivre aux premiers temps de l’humanité et maintenant débrouillez-vous avec ».

On trouve dans la science des choses qui sont à l’honneur de l’humanité. C’est une grande ­expérience qui a commencé avec les Grecs Anaximandre de Milet et Anaxagore, qui ont été les premiers à dire : « faisons une méthodologie dans laquelle on refusera d’introduire des éléments surnaturels ». Si, par exemple, il y a une éclipse, on ne fera pas appel à quelque monstre venu manger le Soleil. Cette décision de ne garder comme satisfaisantes que les ­réponses prises dans la nature elle-même, c’est la grande clé de toute la science. C’est une idée qui a maintenant 2 600 ans, qui continue à avancer, et je vois cela comme une belle histoire, comme une des raisons, avec l’art et la compassion, d’essayer de sauver l’humanité des dangers qu’elle fait courir à elle-même.

...Stephen Hawking a déclaré qu’il ne donnait pas à l’homme plus de mille ans pour s’échapper de notre petite planète fragile et que c’est pour cette ­raison que nous devions continuer ­à explorer l’espace par l’astronomie, pour trouver un asile à l’humanité lorsqu’elle aura rendu la Terre invivable. Etes-vous d’accord avec cette vision des choses?

Pas du tout ! Ce qui est important, c’est d’arriver à apprendre à vivre sur la Terre, à y vivre en harmonie avec la nature. Si on n’apprend pas cela, que ferons-nous ? Nous transporterons nos problèmes ailleurs et cela recommencera. Il n’y a qu’une seule possibilité pour l’humanité de continuer à vivre, à durer, c’est de prendre exemple sur les tortues. Les tortues existent depuis 250 millions d’années, ­elles ont traversé de grandes crises du vivant et elles sont toujours là. Elles ont appris la bonne recette : s’insérer dans un écosystème et vivre en harmonie avec les autres êtres ­vivants. Si nous n’apprenons pas cela, si nous continuons à faire disparaître les autres espèces, nous disparaîtrons.

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